Depuis ce 1er août 2026, les agents immobiliers, promoteurs fonciers et promoteurs immobiliers concernés doivent obligatoirement être enregistrés auprès de la Real Estate Agent Authority (REAA). Cette réforme, prévue par le Real Estate Agent Authority Act 2020, vise à renforcer la transparence des transactions, mieux protéger les acquéreurs et assainir un marché longtemps marqué par l’absence d’un cadre réglementaire uniforme. Les professionnels du secteur saluent une mesure qu’ils jugent essentielle pour valoriser les opérateurs sérieux et renforcer la confiance des investisseurs.
Un nouveau cadre réglementaire pour les professionnels
La première phase de cette obligation vise les agents immobiliers spécialisés dans la vente et l’achat de biens, ainsi que les Land Promoters et Property Developers. Les autres catégories d’agents seront intégrées ultérieurement.
Les professionnels concernés disposent d’un délai jusqu’au 31 octobre 2026 pour s’enregistrer en ligne via le National Electronic Licensing System (NELS) de l’Economic Development Board (EDB). Sont concernés les opérateurs individuels, compagnies, sociétés ou partenariats disposant d’un Business Registration Number (BRN).
Les frais administratifs s’élèvent à Rs 2 000, tandis que les frais annuels d’enregistrement sont fixés à Rs 20 000 pour les agents immobiliers et Rs 100 000 pour les promoteurs fonciers et immobiliers.
Après approbation du dossier, la REAA délivrera un certificat d’enregistrement renouvelable chaque année. Les personnes exerçant sans autorisation valide s’exposent à une amende pouvant atteindre Rs 100 000 et à une peine d’emprisonnement allant jusqu’à deux ans. Un agent non enregistré ne pourra également pas réclamer le paiement de commissions liées à une transaction immobilière.
« Une mesure que nous attendions depuis longtemps »
Pour Beelal Banharally et Shane Dedans, fondateurs de La Casa Properties, cette réforme représente une avancée importante pour l’ensemble de la profession.
« Nous sommes très heureux de cette mesure. Avec l’expérience que nous avons acquise dans le secteur, nous souhaitions depuis longtemps la mise en place d’un système capable de protéger non seulement les clients, mais également les agences immobilières sérieuses », expliquent-ils.
Selon eux, l’absence d’un cadre obligatoire permettait parfois à certaines personnes de se présenter comme agents immobiliers sans véritable contrôle.
« Il y a eu des situations où des individus ont utilisé notre profil ou notre image pour approcher des clients et tenter de les escroquer. Avec un registre officiel, il sera désormais plus facile pour les consommateurs de vérifier l’identité et la crédibilité d’un professionnel. »
Vers davantage de transparence
Les fondateurs de La Casa Properties estiment que cette réglementation permettra de restaurer la confiance dans un secteur où les transactions représentent souvent des engagements financiers importants. « Jusqu’à présent, n’importe qui pouvait créer une page sur les réseaux sociaux et se présenter comme agent immobilier. Aujourd’hui, il faudra démontrer que l’on exerce dans un cadre légal et respecter certaines obligations », soulignent-ils.
Pour eux, le principe d’enregistrement constitue également une forme de protection pour les professionnels eux-mêmes. « Les agences qui travaillent correctement, qui sont déclarées, enregistrées et qui respectent leurs obligations fiscales n’ont rien à craindre. Au contraire, cette réforme permettra de valoriser les acteurs qui exercent leur métier avec sérieux et professionnalisme. »
Ils estiment également que les consommateurs doivent pouvoir effectuer des vérifications avant de confier un projet immobilier à un intermédiaire.
« Lorsqu’une personne achète un terrain ou une maison, elle engage souvent toutes ses économies. Elle doit savoir à qui elle a affaire, connaître le parcours de l’agent et avoir la garantie que celui-ci est reconnu officiellement. »
Un secteur confronté à plusieurs défis
Si l’arrivée de ce nouveau cadre réglementaire est perçue positivement, les fondateurs de La Casa Properties rappellent que le marché immobilier traverse une période plus complexe. « Nous constatons actuellement un ralentissement. Le pouvoir d’achat des consommateurs est affecté par la hausse du coût de la vie, tandis que les prix des matériaux de construction restent élevés. Ces éléments influencent forcément les décisions d’investissement », expliquent-ils.
Malgré ce contexte, ils estiment que la professionnalisation du secteur constitue une étape indispensable pour renforcer la confiance des investisseurs et des acquéreurs.
« Un marché mieux réglementé inspire davantage confiance. À long terme, tout le monde y gagnera : les clients, les agences et l’ensemble du secteur immobilier. »

