Automobile : Yash Ramkhalawon, de la cinématographie à l’essor de l’entreprise familiale

ByRédaction

September 14, 2026

Réinventer la manière de vendre l’automobile : c’est le pari de Yash Ramkhalawon. À 32 ans, le jeune entrepreneur mise sur la communication, le marketing et le numérique pour donner un nouveau souffle à l’entreprise familiale. Une nouvelle génération prend le volant…

À Rose-Belle, les voitures font partie du décor quotidien de Yash Ramkhalawon depuis son enfance. C’est dans la cour de la maison familiale, là où son père avait lancé son activité, qu’il découvre très tôt les rouages du commerce automobile : les arrivages de véhicules, les échanges avec les clients, les négociations et les réalités du terrain.

Désormais pleinement engagé dans l’aventure, Yash Ramkhalawon entend y apporter sa propre vision, il s’investit pleinement avec la volonté d’en préserver les fondations tout en lui donnant un nouvel élan. Son parcours ne le destinait pourtant pas forcément à reprendre immédiatement le flambeau.

L’Australie pour élargir ses horizons

Après ses études secondaires, Yash s’envole pour le pays des kangourous, où il poursuit un Master en communication et cinématographie. Il y développe des compétences en création de contenu, marketing, influence, gestion de projets et nouvelles formes de communication.

Une formation qui aurait pu l’orienter vers une carrière dans les médias ou la production audiovisuelle. Mais, à son retour, il décide de mettre cette expertise au service d’un secteur qui lui est familier.

« Je suis né dans l’automobile. J’ai grandi dans ce milieu avec mon père. À un moment, je me suis dit que je pouvais mettre ce que j’avais appris au service de cette entreprise », explique-t-il. Ce dernier rejoint alors progressivement Perocum Car Gallery, spécialisée principalement dans l’importation de véhicules japonais.

Pour le jeune entrepreneur, reprendre une entreprise familiale ne signifie toutefois pas reproduire à l’identique le modèle de la génération précédente. Son ambition est de capitaliser sur l’expérience acquise par son père tout en adaptant l’activité aux nouvelles réalités du marché.

Entre héritage et modernité

Communication digitale, marketing et image de marque sont désormais au cœur de sa stratégie , car le comportement des consommateurs a changé. «  Les clients recherchent énormément d’informations avant d’acheter. Il faut être visible, communiquer différemment et comprendre son audience », souligne Yash Ramkhalawon.

Les réseaux sociaux et les plateformes numériques sont ainsi devenus de véritables vitrines commerciales. Ils permettent de présenter les véhicules, mais aussi d’établir une relation plus directe avec les acheteurs potentiels. « Aujourd’hui, il faut aller vers le client, comprendre ce qu’il recherche et communiquer de manière régulière », ajoute-t-il.

Son parcours en communication trouve ainsi une application très concrète dans l’entreprise. Il lui permet notamment de mieux travailler l’identité de la marque, la présentation des produits et la manière de toucher une clientèle plus jeune et connectée.

La voiture, du luxe à la nécessité

Yash Ramkhalawon observe également une transformation du marché automobile local. Selon lui, posséder un véhicule est aujourd’hui moins associé au luxe qu’à une nécessité pour de nombreux ménages.

« Avoir une voiture est devenu indispensable pour beaucoup de familles. On voit souvent plusieurs personnes dans un même foyer qui ont besoin d’un véhicule pour travailler, accompagner les enfants ou simplement se déplacer », constate-t-il.

Malgré les périodes de ralentissement que peut traverser le secteur, il reste convaincu que la demande demeure présente. Le véritable défi consiste, selon lui, à identifier les attentes des consommateurs et à proposer des véhicules correspondant à leurs besoins et à leur pouvoir d’achat.

« Les jeunes ont besoin de vrais outils »

Au-delà de l’automobile, Yash Ramkhalawon porte un regard attentif sur l’entrepreneuriat. Il estime que davantage de jeunes devraient être encouragés à créer leur propre activité ou à assurer la relève d’une entreprise familiale.

Mais l’envie d’entreprendre ne suffit pas. « Il faut encourager les jeunes à créer et à développer des Start-Up. Mais il faut aussi leur donner les bons outils, des incitations et un meilleur encadrement », insiste-t-il.

Selon notre interlocuteur, de nombreux jeunes disposent d’idées et de compétences, mais se retrouvent rapidement confrontés aux réalités administratives, financières et commerciales auxquelles ils n’ont pas toujours été préparés. « Quand quelqu’un veut se lancer, il ne suffit pas de lui dire de commencer. Il faut aussi l’aider à comprendre comment gérer et faire grandir son business. »

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