Ganesh chaturthi: bien plus qu’une fête, une tradition qui se transmet

ByRédaction

September 15, 2026

Ce mardi 15 septembre, les fidèles hindous célèbrent Ganesh Chaturthi, une fête dédiée au Dieu Ganesh, l’une des divinités les plus vénérées de l’hindouisme. Reconnaissable à sa tête d’éléphant, le Dieu Ganesh est associé à la sagesse, à la connaissance et à la prospérité. Il est surtout considéré comme celui qui écarte les obstacles et ouvre le chemin vers les nouveaux départs. C’est pourquoi il est souvent invoqué avant d’entreprendre un projet important ou à l’occasion d’une nouvelle étape de la vie.

Cette célébration occupe une place particulière dans la vie de nombreuses familles. Elle ne se limite pas aux prières dans les temples. Dans les maisons également, les préparatifs commencent plusieurs jours à l’avance. On nettoie les espaces de prière, on prépare les offrandes et, pour certaines familles, on façonne elles-mêmes la statue de Ganesh qui sera au cœur des cérémonies.

Une murti façonnée à la main

Parmi les traditions qui se perpétuent, certaines familles choisissent de confectionner leur propre murti, la représentation de Ganesh, à partir d’argile. Le geste possède une dimension symbolique : la statue est créée pour accompagner les célébrations avant d’être finalement rendue à la nature lors du visarjan.

Le visarjan marque en effet la conclusion des célébrations. Après plusieurs jours de prières et d’offrandes, les fidèles accompagnent la murti jusqu’à un point d’immersion afin de la déposer dans l’eau. Ce rituel symbolise le retour de Ganesh à son lieu d’origine et rappelle le caractère temporaire de la forme physique.

Le modak, une douceur au cœur des offrandes

À côté des prières et de la murti, une autre tradition occupe une place importante dans les préparatifs : celle de la préparation du modak. Cette douceur, traditionnellement associée au Dieu Ganesh, fait partie des offrandes qui lui sont consacrées et est considérée, dans la tradition hindoue, comme l’un de ses mets préférés. Sa préparation est aussi une affaire de famille. La recette se transmet souvent de génération en génération.

Chez Aji Wati, habitante de Vacoas âgée de 74 ans, le modak se prépare toujours comme à l’ancienne. Elle ne se contente pas d’acheter de la noix de coco déjà râpée : c’est elle-même qui la râpe à la main. À ses côtés, sa petite-fille participe à la préparation. Ensemble, elles confectionnent les modaks, mais surtout, Aji Wati lui transmet peu à peu la recette et les gestes qui l’accompagnent.

La préparation repose sur des ingrédients simples : lait en poudre, farine de riz, ghee, sucre, cardamome en poudre et noix de coco râpée. La cuisson se fait au bain-marie et demande du temps et de l’attention. Rien n’est laissé au hasard : la texture, la cuisson et chaque étape font partie d’un savoir-faire appris au fil des années.

Pour Aji Wati, préparer les modaks avec sa petite-fille ne consiste donc pas simplement à confectionner une douceur destinée aux offrandes. C’est aussi l’occasion de lui transmettre une recette familiale qu’elle a elle-même apprise de sa mère. À son tour, elle l’a transmise à sa fille et la transmet aujourd’hui à sa petite-fille. Une recette qui traverse ainsi trois générations et dont les gestes se perpétuent naturellement, autour d’un moment partagé en famille.

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