National Crime Agency: « Pe amenn sa lalwa-la pou protège kisannla ? »

ByRédaction

September 19, 2026

Face à la presse ce samedi, le Front Militant Progressiste (FMP) est monté au créneau contre le projet de création de la National Crime Agency (NCA). Paul Bérenger, entouré notamment de Joanna Bérenger, Chetan Baboolall, Rama Valayden et de Neelkanth Dulloo, a vivement critiqué plusieurs dispositions du projet de loi et demandé au gouvernement de revoir sa copie.

Paul Bérenger rappelle qu’au Royaume-Uni, la Serious Organised Crime Agency (SOCA), créée en 2006, avait ensuite été remplacée par la National Crime Agency (NCA) en 2013. Or, depuis janvier 2026, Londres travaille sur la création d’un National Police Service, dans lequel la NCA doit être intégrée.

« Nous faisons exactement le contraire de la Grande-Bretagne », soutient Paul Bérenger. Selon lui, Maurice serait en train de créer une structure distincte alors que le Royaume-Uni cherche désormais à regrouper plusieurs fonctions nationales de police et de lutte contre la criminalité.

Le leader du FMP s’inquiète également des pouvoirs qui seraient accordés au futur directeur général de la NCA, notamment par rapport au Commissaire de police. Il conteste aussi le mécanisme de nomination du directeur général intérimaire et la possibilité que celui-ci puisse ensuite devenir le premier directeur général, avec un mandat pouvant aller jusqu’à huit ans.

Le projet prévoit par ailleurs un Independent Advisory Panel appelé à jouer un rôle dans le processus de nomination et d’évaluation. Paul Bérenger questionne sa composition et estime que le dispositif proposé mérite davantage de discussions.

Par ailleurs, le FMP estime que certaines dispositions pourraient avoir des conséquences importantes sur les libertés individuelles et la vie privée.

« À l’unanimité, nou dakor ki FCC bizin remplacer, mais nou pa ti kone ki li pe être remplacé par pire », lance Paul Bérenger.

Rama Valayden qualifie pour sa part le projet de « loi extrêmement dangereux », tandis que Neelkanth Dulloo s’interroge : « Pe amenn sa lalwa-la pou protège kisannla ? »

Joanna Bérenger est elle aussi montée au créneau. La députée du FMP affirme que « nous créons un monstre qui sera dirigé par le Premier ministre au final » et estime que le projet représente, selon elle, un danger pour les citoyens et la liberté de la presse.

Le FMP demande ainsi au gouvernement de revoir le texte et d’engager davantage de consultations avant son éventuelle adoption. Le parti annonce également son intention de saisir la Cour suprême. « Nous allons aller à la Cour suprême », affirme Paul Bérenger.

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