Le Premier ministre a été clair à l’Assemblée nationale en répondant à la Private Notice Question du Leader de l’Opposition concernant la hausse du coût de la vie et les mesures de soutien aux ménages. Il a indiqué que la CSG allowance ne sera pas réintroduite.
Dans sa réponse, il a réaffirmé que la Banque de Maurice est totalement indépendante dans la conduite de la politique monétaire et que la récente décision de relever le taux directeur relève exclusivement du Monetary Policy Committee. Il a expliqué que cette décision s’inscrit dans un contexte international marqué par la hausse des prix de l’énergie, les tensions géopolitiques et l’augmentation des coûts de transport et de fret, qui continuent d’alimenter l’inflation importée.
Navin Ramgoolam a rappelé que l’inflation reste au-dessus de la cible, avec des projections autour de 5,5 % en 2026, tandis que l’inflation demeure élevée, traduisant selon lui des pressions persistantes dans l’économie domestique. Il a soutenu que la hausse du taux directeur vise à contenir les anticipations inflationnistes, stabiliser la monnaie et éviter une spirale de hausse des prix susceptible de fragiliser davantage l’économie.
Le Premier ministre a également répondu aux inquiétudes concernant l’impact de cette politique sur les ménages et les entreprises, reconnaissant que le resserrement monétaire entraîne un coût du crédit plus élevé pour les emprunteurs, mais soulignant que les épargnants peuvent en contrepartie bénéficier de rendements plus favorables. Il a insisté sur le fait que l’inaction face à l’inflation aurait des conséquences plus graves à long terme, notamment sur le pouvoir d’achat et la stabilité économique.

