Manchester United, chanceux… mais jusqu’à quand ?

ByRédaction

December 27, 2025

Dans une fin de match irrespirable, Manchester United a tenu bon pour s’imposer 1-0 face à un Newcastle dominateur mais inefficace, dans un Old Trafford transformé en véritable chaudron. Si le coup de sifflet final d’Anthony Taylor est presque passé inaperçu sous les sifflets, cris et soupirs du public mancunien, le soulagement, lui, était bien réel.

Sur l’ensemble de la rencontre, et plus encore dans les dernières minutes, Newcastle peut nourrir d’énormes regrets. Statistiques en main – possession, occasions, présence dans le camp adverse – tout semblait indiquer que les Magpies repartiraient au moins avec un point. Mais le football ne récompense pas toujours la domination. Il récompense parfois la résistance.

À partir de la 90e minute, le scénario a frôlé le cauchemar pour United. À 90+2, une déviation propulse le ballon vers Joelinton, dont la tête, heureusement pour les Red Devils, est captée sans danger par un Senne Lammens impérial dans sa surface. Trois minutes plus tard, Anthony Gordon envoie un centre dangereux vers le second poteau. Lammens sort, manque sa prise sous la pression, tombe, puis se relève dans un réflexe héroïque pour arracher le ballon des pieds adverses. Old Trafford retient son souffle.

À 90+4, tous les joueurs – sauf Aaron Ramsdale – campent dans la moitié mancunienne. Lewis Miley centre vers le fond de la surface, mais Lammens surgit encore, dominant la mêlée d’un saut autoritaire pour capter le ballon. « Old school », diront les puristes.

Même dans les dernières secondes, United tente d’exploiter les espaces : Patrick Dorgu perce, perd le ballon sous la fatigue, mais la transition envoie une longue balle vers Joshua Zirkzee, devancé d’un souffle par Fabian Schär.

Le carton jaune de Matheus Cunha à 90+3 pour un geste dangereux n’y changera rien. Manchester United s’accroche, Newcastle pousse, mais le verrou tient. Victoire dans la douleur, victoire dans le caractère et parfois, c’est tout ce qui compte.