D’une balance utilisée dans une boutique de quartier à une pompe à essence dans une station-service, la précision des instruments de mesure joue un rôle essentiel dans les transactions commerciales quotidiennes. Derrière la garantie qu’un consommateur reçoit bien la quantité pour laquelle il paie se trouve le travail du Legal Metrology Services (LMS), qui s’apprête à moderniser en profondeur ses opérations grâce à la digitalisation.
Le LMS finalise actuellement la mise en place du Legal Metrology Information System (LMIS), une plateforme en ligne destinée à simplifier et accélérer plusieurs services proposés aux commerçants et autres acteurs concernés. Une fois opérationnel, le système permettra notamment de prendre rendez-vous, d’effectuer des paiements et d’obtenir des certificats en ligne, réduisant ainsi les déplacements physiques et les démarches administratives.
Cette transformation numérique devrait améliorer sensiblement la prestation de services tout en réduisant les procédures administratives. Les employés du LMS participent étroitement à la mise en œuvre du projet, qui marque une nouvelle étape vers un service plus moderne et davantage axé sur la technologie.
43 employés, dont 23 techniciens
Créé en 1990 et placé sous l’égide du ministère du Commerce et de la Protection des consommateurs, le LMS est chargé de l’application de la Legal Metrology Act. Sa mission consiste notamment à garantir que les instruments de pesage et de mesure utilisés dans le commerce sont précis et conformes aux normes prescrites.
Le service compte actuellement 43 employés, dont 23 officiers techniques, chargés notamment des inspections, des vérifications, des contrôles et des interventions spécialisées.
Son mandat repose sur trois axes principaux : maintenir des étalons de mesure traçables aux normes internationales, réglementer les instruments de pesage et de mesure utilisés dans les activités commerciales et veiller à ce que les produits soient correctement étiquetés et contiennent les quantités indiquées sur leur emballage.
Les équipements concernés sont nombreux : balances électroniques et à ressort, équipements de pesage utilisés par les bijoutiers, ponts-bascules, instruments de mesure de longueur et de capacité, pompes à essence, compteurs de produits en vrac ou encore réservoirs de véhicules.
Les commerçants utilisant ces équipements à des fins commerciales doivent faire vérifier leurs instruments par le LMS. Ceux qui respectent les limites d’erreur prescrites sont officiellement vérifiés et portent la marque correspondante, tandis qu’un certificat de vérification est délivré.
Des services décentralisés
La vérification et l’étalonnage ne se limitent pas aux locaux du LMS à Bell Village. Le service dispose d’une unité mobile qui se déplace dans les huit districts et propose ses prestations dans différents lieux, notamment les centres sociaux, les centres communautaires et les conseils municipaux.
Le LMS fournit également, sur demande, des services d’étalonnage aux entreprises, institutions publiques et autres organisations. Ces prestations couvrent notamment les mesures de masse, de volume et de longueur.
4 974 établissements inspectés
La surveillance du marché constitue également un volet important de la mission du LMS. Les officiers effectuent régulièrement des contrôles dans les commerces, supermarchés, hypermarchés, marchés, stations-service et lieux où des produits sont conditionnés.
Au cours de l’exercice 2025-2026, 4 974 établissements commerciaux ont été inspectés. Les contrôles ont notamment porté sur les instruments de pesage et de mesure ainsi que sur les produits préemballés et les pompes à essence.
À la suite de ces inspections, 78 contraventions ont été dressées.
Le service a également traité 30 plaintes de consommateurs concernant des mesures inexactes ou des produits ne respectant pas les exigences légales.
12 412 instruments vérifiés ou calibrés
Les chiffres de l’exercice 2025-2026 témoignent de l’ampleur des opérations du LMS. Au total, 12 412 instruments de pesage et de mesure ont été vérifiés ou calibrés pour 4 971 commerçants, industries et autres institutions.
Le service a également délivré 55 certificats de conformité de modèle à des importateurs d’instruments de pesage, permettant ainsi à des modèles approuvés d’être utilisés dans les transactions commerciales.
Les recettes générées par le LMS ont atteint Rs 7 380 944, contre environ Rs 7,3 millions durant l’exercice précédent, soit une progression d’environ 1,37 %.
Un investissement dans les équipements
Le LMS a parallèlement renforcé ses capacités techniques avec l’acquisition de nouveaux équipements. Douze poids d’une tonne ont notamment été achetés afin d’améliorer les opérations de vérification et d’étalonnage des ponts-bascules.
Le service s’est également doté de poids de haute précision, dont 27 poids, 10 poids de 10 kilogrammes et cinq poids de 5 kilogrammes de classe d’exactitude F2. Ces équipements permettent notamment de vérifier des instruments de haute précision pouvant atteindre 300 kilogrammes.
La mobilité des équipes a aussi été renforcée grâce à l’acquisition d’un camion d’une capacité de 3,8 tonnes ainsi que d’un véhicule tout-terrain double cabine destiné au transport des équipements nécessaires aux opérations sur site.
Vers un service entièrement digitalisé
La digitalisation du LMS constitue désormais l’un des principaux axes de sa modernisation. Avec le LMIS, les démarches administratives courantes pourront progressivement être effectuées en ligne.
Pour les commerçants et autres utilisateurs, cette évolution devrait se traduire par un accès plus simple aux services, moins de déplacements et un traitement plus rapide des demandes. Pour le personnel, la digitalisation permettra également de consacrer davantage de temps aux missions techniques, réglementaires et de contrôle.
Au-delà des balances, des poids et des instruments de mesure, le rôle du LMS touche directement à la confiance dans les transactions commerciales. Qu’il s’agisse d’un kilogramme de marchandises, d’un litre de carburant ou de toute autre quantité vendue, le principe demeure le même : le consommateur doit recevoir exactement ce qui est indiqué et payé.

