Joe Lesjongard s’est exprimé sur le cas de Sydney Pierre lors de sa conférence de presse, revenant sur le vote du député contre le Finance Bill et sa décision de rester au sein du Parti travailliste. Il rappelle que Sydney Pierre avait voté contre le Finance Bill avant d’être révoqué de son poste de Junior Minister par le Premier ministre. Une situation qui, selon lui, soulève des questions sur la liberté et la démocratie au sein de la majorité.
« Il vote contre et le Premier ministre le révoque. C’est cela la démocratie ? C’est cela la liberté ? », s’est interrogé Joe Lesjongard.
Selon lui, le vote de Sydney Pierre avait été apprécié par une partie de la population. Il dit toutefois ne pas comprendre que le député ait choisi de rester au sein du Parti travailliste après cet épisode.
« Personne ne comprend ce qui se passe », a-t-il déclaré, tout en affirmant que le MSM laisse à la population le soin de juger la décision de Sydney Pierre.
Joe Lesjongard estime également que le député aurait dû faire preuve de davantage de courage politique pour poursuivre l’action qu’il avait entamée.
« Dans la vie, il faut avoir le courage de continuer l’action que l’on a commencée », a-t-il lancé.
Pour l’ancien Leader de l’opposition, le choix de Sydney Pierre constitue désormais une décision personnelle, qui devra être évaluée par l’électorat.
Joe Lesjongard a aussi vivement critiqué la gestion du gouvernement, tout en revenant sur sa récente démission du poste de Leader de l’opposition. Il affirme avoir quitté ses fonctions après que le Front Militant Progressiste (FMP) a revendiqué le poste et que les consultations menées par le Président de la République l’ont placé en minorité.
« Le FMP a revendiqué le poste de Leader de l’opposition. Le Président a procédé à des consultations. Je me suis retrouvé en minorité et, naturellement, j’ai soumis ma démission », a-t-il expliqué. Il dit avoir été surpris par les nombreux messages de soutien reçus depuis son départ et estime avoir accompli son travail dans un contexte parlementaire difficile, marqué par une majorité gouvernementale de 64 députés. Il a notamment rappelé les 55 Private Notice Questions (PNQ) posées durant son mandat.
Joe Lesjongard a également évoqué la réorganisation du MSM, notamment dans les 20 circonscriptions et au niveau régional. Il affirme que le parti renforce son travail de terrain, accueille de nouveaux jeunes et poursuit la reconstruction de son aile jeune. Il a également salué le fonctionnement de l’aile féminine et le succès, selon lui, du meeting organisé à Flacq.
Le dirigeant du MSM s’est également exprimé sur l’affaire Véronique Leu-Govind, dénonçant ce qu’il considère comme un traitement privilégié dans le cadre de l’enquête. Il a appelé la Financial Crimes Commission (FCC) à ouvrir une enquête sur ce dossier.
La situation des jeunes confrontés à la drogue synthétique a également été soulevée. Joe Lesjongard estime qu’un véritable dispositif d’encadrement doit être mis en place et que la prise en charge ne peut se limiter à l’hospitalisation.
Sur la situation financière du pays, Joe Lesjongard a rejette le discours selon lequel les finances publiques seraient à sec, il affirme : « La caisse n’est pas vide. » Il a notamment pointé du doigt les dépenses liées aux voyages des ministres ainsi que le recrutement de conseillers dans les différents ministères.
Selon lui, ces dépenses sont difficilement compatibles avec les efforts demandés à la population. Il accuse également certains conseillers d’intervenir directement dans les décisions gouvernementales, notamment sur des dossiers sensibles comme les pensions et la fiscalité.

