À l’occasion de la 191e commémoration de l’Abolition de l’esclavage, observée chaque année le 1er février, le Mauritius Prison Service (MPS) a lancé une campagne de sensibilisation destinée aux détenus, axée sur la réhabilitation, le développement personnel et la réintégration sociale.
La cérémonie s’est tenue au Petit Verger Rehabilitation and Reintegration Centre, en présence du ministre des Arts et de la Culture, Mahen Gondeea, de la Junior Minister Veronique Leu-Govind, ainsi que du Commissaire des prisons, Prem Jokhoo.
Dans le cadre de cette initiative, des prix ont été remis aux lauréats d’un concours d’affiches organisé pour marquer la Journée. Une exposition présentant les œuvres artistiques réalisées par les détenus a également été inaugurée, mettant en lumière la créativité comme vecteur d’expression et de transformation.
Dans son discours, le ministre Gondeea a réaffirmé l’engagement du gouvernement à promouvoir le respect de la dignité humaine et à protéger les droits fondamentaux des citoyens. Il a souligné que cette commémoration constitue un moment de réflexion collective sur les souffrances et les discriminations subies par les esclaves du passé.
Malgré les épreuves, a-t-il rappelé, l’être humain possède la résilience nécessaire pour surmonter les défis et reconstruire sa vie. Il a insisté sur l’importance du développement personnel, décrivant l’art comme un puissant moyen de libérer l’esprit, d’exprimer les émotions et d’ouvrir la voie au changement. Il a encouragé les détenus à s’engager dans le volontariat et à manifester une volonté sincère de se réinsérer, leur assurant qu’ils peuvent encore réussir et contribuer positivement à la société.
Le ministre a également salué le Mauritius Prison Service pour l’organisation d’activités constructives favorisant la croissance personnelle et la réintégration sociale. Il a annoncé que les artistes au sein des établissements correctionnels bénéficieront de programmes de formation et d’accompagnement afin de développer leurs talents et retrouver leur place dans la société avec dignité et détermination.
De son côté, le Commissaire des prisons, a rappelé les racines historiques de l’esclavage et précisé que son abolition fut proclamée le 1er février 1835. Il a souligné la portée culturelle et mémorielle de cette date, marquant la fin légale de l’esclavage. Il a ajouté que plusieurs programmes de réhabilitation sont actuellement proposés aux détenus pour soutenir leur développement et leur offrir de meilleures perspectives d’avenir à leur sortie.

