L’Agence régionale de santé (ARS) de La Réunion a signalé six nouveaux cas de variole du singe (Mpox) au cours du dernier mois, portant à quinze le nombre total de cas enregistrés depuis le début de l’année 2026. La majorité des infections recensées sont des cas importés, principalement liés à des séjours récents à Madagascar, où le virus continue de circuler activement.
Face à cette augmentation, les autorités sanitaires ont renforcé leur dispositif de surveillance. Les équipes de l’ARS et de Santé publique France poursuivent les investigations afin d’identifier les personnes ayant été en contact avec les malades, de leur proposer un suivi médical adapté et, lorsque cela est nécessaire, une vaccination préventive.
Vigilance accrue pour les voyageurs
L’ARS appelle particulièrement à la vigilance les personnes revenant de Madagascar ou d’autres zones où le virus est en circulation. Toute personne présentant des symptômes évocateurs de la maladie est invitée à consulter rapidement un professionnel de santé et à s’isoler sans délai afin de limiter les risques de transmission.
Les symptômes les plus fréquents incluent une éruption cutanée, des ulcérations, de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête et un gonflement des ganglions.
Des mesures de prévention rappelées
Les autorités sanitaires insistent sur plusieurs mesures essentielles :
- l’isolement strict des personnes infectées jusqu’à la cicatrisation complète des lésions ;
- le respect rigoureux des gestes barrières et de l’hygiène des mains ;
- le port du masque par les personnes contagieuses en présence d’autrui ;
- le recours à la vaccination réactive pour les personnes contacts à risque, idéalement dans les quatre jours suivant l’exposition au virus.
Une transmission principalement par contact rapproché
La Mpox est une maladie infectieuse qui se transmet principalement lors de contacts étroits avec une personne infectée, notamment par le contact direct avec les lésions cutanées ou via des objets contaminés tels que le linge, la literie ou la vaisselle.
La transmission peut également survenir lors de rapports sexuels. En revanche, la contamination par gouttelettes respiratoires demeure beaucoup plus rare et nécessite généralement un contact prolongé et rapproché avec une personne malade.

