Réforme des pensions : Khushal Lobine plaide pour un consensus national 

ByRédaction

July 21, 2026

Alors que le débat sur la réforme des pensions se poursuit, une voix de plus s’élève au sein même de la majorité gouvernementale. En convalescence après une intervention chirurgicale, le député et leader des Nouveaux Démocrates, Khushal Lobine, estime que l’avenir du système de retraite ne peut être décidé par une seule majorité politique. Il appelle à un large consensus national afin de préserver les fondements du contrat social mauricien.

« Les gouvernements passent, les générations demeurent »

Khushal Lobine affirme que toute réforme majeure concernant les pensions doit bénéficier de l’adhésion la plus large possible de la population. Il rappelle qu’il s’était déjà prononcé, en juin 2025, en faveur du maintien de la pension universelle de retraite, une position qu’il qualifie de « question de principe » plutôt que de simple choix politique.

Lors des débats parlementaires de juin 2026, il avait également soutenu que l’avenir du système de retraite et du contrat social mauricien ne pouvait être déterminé par quelques responsables politiques, quelle que soit la majorité en place.

« Les gouvernements passent. Les générations demeurent », souligne-t-il, estimant que les décisions touchant à la dignité des Mauriciens doivent reposer sur un véritable consensus national.

L’État-providence, un choix de société

Le leader des Nouveaux Démocrates réaffirme son attachement aux principaux piliers de l’État-providence mauricien, notamment la pension universelle, l’éducation gratuite, la santé gratuite et la protection sociale.

Selon lui, ces acquis ne doivent pas être perçus comme de simples charges budgétaires, mais comme l’expression de la solidarité nationale et un élément essentiel de l’identité républicaine de Maurice. Il estime toutefois que la préservation de ce modèle social passe par une transformation de l’économie et une nouvelle conception de la prospérité.

Khushal Lobine critique une vision du développement exclusivement fondée sur la croissance du PIB, les évaluations des agences de notation ou encore les performances des marchés financiers. S’il reconnaît l’importance de ces indicateurs, il estime qu’ils ne peuvent constituer l’unique référence pour mesurer le progrès d’un pays.

« La véritable richesse d’une nation ne se mesure pas uniquement en chiffres », affirme-t-il. Elle se traduit aussi par la qualité de vie de la population, la confiance de la jeunesse, la dignité accordée aux personnes âgées et la protection des plus vulnérables.

Face aux défis du XXIᵉ siècle  changement climatique, crises sanitaires, santé mentale et mutations technologiques , le député plaide pour une économie créatrice de valeur au service du bien commun, plaçant l’être humain au cœur des politiques publiques. Il appelle enfin à moderniser les institutions, renforcer la démocratie et investir davantage dans le capital humain.

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