Paul Bérenger: « Après le 12 mars, nous pou ena bokou kitsoz pou dir. Pour le moment, nou manz le kou »

ByRédaction

March 7, 2026

A l’issue du comité central du MMM ce samedi 7 mars, Paul Bérenger a souligné que des décisions difficiles pourraient être prises après les célébrations de la Fête nationale. Pour l’instant, il affirme se retenir de faire des vagues politiques en raison de la visite d’État du président des Seychelles, Patrick Herminie, à Maurice.

D’emblée, Paul Bérenger a évoqué une « situation dramatique » pour Maurice dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient. Selon lui, le conflit pourrait affecter les Rs 10 milliards attendues dans le prochain budget. Il met également en garde contre un double risque : un possible downgrading par Moody’s et un blacklisting par le Financial Action Task Force et l’ESAA. « Le pire est à venir », a-t-il averti.

Drogue, réformes et Air Mauritius

Sur le front de la lutte contre la drogue, il a confirmé que la National Agency for Drug Control (NADC) poursuit ses travaux et s’est dit satisfait de la nomination d’un nouveau chef à l’ADSU. La réforme électorale pourrait aussi revenir sur la table dans les prochains mois.
Concernant Air Mauritius, il estime que le gouvernement a perdu trop de temps et affirme avoir indiqué au Cabinet que la nomination de Megh Pillay au sein du conseil d’administration « ne changera rien ».

Tourism Authority : Bérenger charge Duval

Le leader des Mauves n’a pas mâché ses mots sur la situation à la Tourism Authority. Il affirme que le MMM n’a rien à voir avec la nomination de José Arunasalom.
Paul Bérenger reproche également au ministre Richard Duval de ne pas avoir informé le Cabinet de sa décision de révoquer Arunasalom le 27 février. Selon lui, cette révocation aurait été basée sur des rumeurs et une lettre anonyme évoquant un cas de harcèlement sexuel. Il soutient que c’est finalement lui qui a demandé l’ouverture d’une enquête et la suspension du chairman en attendant les conclusions.

« Après le 12 mars, mo ena bokou kitsoz pou dir »

Paul Bérenger a aussi laissé entendre qu’il détient d’autres informations sensibles, notamment sur des affaires internes liées au PMO. Mais il préfère attendre la fin des célébrations nationales avant de s’exprimer davantage.
« La nous manz kou… apre 12 mars… mo ena bokou kitsoz pou dir », a-t-il déclaré.

Chagos : inquiétude au gouvernement

Le dossier des Chagos Archipelago reste également une source d’inquiétude. Paul Bérenger affirme que la ratification de l’accord tarde et reconnaît que le gouvernement se trouve dans une situation délicate. « Nou dan enn bez », a-t-il reconnu, tout en indiquant que certaines déclarations du Premier ministre sur d’éventuelles actions légales auraient été mal interprétées.