Neuf cas, trois morts : la leptospirose frappe Maurice, vigilance absolue exigée

ByRédaction

February 23, 2026

Depuis le début de l’année 2026, Maurice a enregistré plusieurs cas de leptospirose, dont des décès. Les autorités sanitaires appellent la population à une vigilance maximale et rappellent l’importance des gestes simples pour se protéger lors d’activités à risque. À La Réunion, la situation est similaire, avec de nombreux cas recensés depuis janvier.

Un bilan préoccupant à Maurice

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, neuf cas de leptospirose ont été signalés à Maurice, dont trois décès. Une patiente d’une cinquantaine d’années est actuellement hospitalisée et son état est stable. Les personnes décédées présentaient déjà des problèmes de santé préexistants et ont développé des complications graves, telles que la jaunisse et l’insuffisance rénale.

Ces chiffres mettent en évidence la gravité de cette maladie bactérienne, qui peut évoluer rapidement et toucher toutes les tranches d’âge. Les autorités sanitaires soulignent que la vigilance est essentielle, en particulier pour les personnes exposées à l’eau ou aux sols contaminés, ou celles ayant des problèmes de santé préexistants.

Quels sont les symptômes à surveiller ?

Le ministère de la Santé et du Bien-être souligne que la leptospirose se déclare généralement entre 2 et 30 jours après l’exposition à la bactérie. Les symptômes peuvent varier, mais les signes les plus fréquents incluent la fièvre et les frissons, des maux de tête intenses, des douleurs musculaires, des nausées, vomissements et diarrhées, ainsi que la jaunisse dans les cas graves.

Il est impératif de consulter rapidement un médecin dès l’apparition de symptômes après une exposition à un milieu à risque, afin de bénéficier d’un traitement efficace et de limiter les complications graves.

Comment la leptospirose se transmet-elle ?

La leptospirose est une maladie zoonotique transmise par contact direct ou indirect avec l’urine d’animaux infectés, notamment les rats et autres rongeurs, les chiens et bovins, ainsi que les cerfs, chats et certains oiseaux.

La contamination peut également se produire via des sols ou des eaux stagnantes, ou par la consommation d’aliments mal protégés. Marcher dans une eau contaminée ou jardiner dans un sol humide sans protection constitue donc un risque important.

À La Réunion, la situation est comparable : depuis janvier 2026, 25 cas ont été déclarés, dont un décès. Les personnes touchées avaient elles aussi été exposées à l’eau ou à la boue lors d’activités à risque.

Mesures de protection essentielles

Pour se protéger, le ministère de la Santé et du Bien-être indique qu’il est indispensable de suivre plusieurs gestes simples : porter des bottes et des gants lors de travaux agricoles, de jardinage ou de loisirs exposant à l’eau ou à la boue ; protéger toute plaie par un pansement étanche et consulter rapidement un médecin en cas de symptômes ; couvrir les aliments afin de les protéger des rongeurs et éviter toute contamination alimentaire ; les professionnels exposés  fermiers, éboueurs, bouchers  doivent porter des équipements de protection adaptés ; une vaccination gratuite est proposée aux personnes les plus exposées, notamment les agriculteurs, éleveurs et amateurs de loisirs en milieu à risque.

Ces mesures simples permettent de réduire significativement le risque d’infection et de protéger les populations vulnérables.

Le ministère de la Santé et du Bien-être insiste sur la nécessité de rester vigilant et de respecter strictement ces mesures de prévention. Une hotline au 8924 a été mise en place pour répondre aux questions et fournir des conseils aux personnes concernées.

25 cas à l’île de La Réunion

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, La Réunion a signalé 25 cas de leptospirose, dont un décès. Les personnes touchées ont été exposées à l’eau ou à la boue lors d’activités à risque telles que le jardinage, les travaux agricoles ou les loisirs en eau douce, souvent sans protection adaptée.

Les cas concernent majoritairement des hommes âgés de 15 à 89 ans.

La leptospirose est une maladie grave : si elle n’est pas traitée à temps, elle peut entraîner une hospitalisation, voire un décès. La bactérie entre dans l’organisme par la peau en cas de coupures ou de plaies, même minimes, ou par les muqueuses (yeux, bouche, nez).