Près de neuf mois après le spectaculaire cambriolage de la galerie d’Apollon au musée du Louvre, deux suspects mis en examen dans cette affaire ont livré de nouveaux éléments lors d’interrogatoires menés en juin. Ils affirment avoir été recrutés par un commanditaire qui souhaitait récupérer les bijoux royaux en échange d’une rémunération annoncée entre 15 000 et 25 000 euros.
L’affaire avait marqué les esprits en France et au-delà. Le 19 octobre 2025, plusieurs individus avaient réussi à pénétrer dans la galerie d’Apollon du Louvre, l’un des espaces les plus prestigieux du musée parisien, avant de repartir avec une partie des joyaux de la Couronne française.
Parmi les principaux suspects figurent Abdoulaye N., 40 ans, et Ghelamallah A., 36 ans. Les deux hommes, originaires d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, sont soupçonnés d’avoir participé à l’opération en entrant dans le musée et en emportant les bijoux dérobés.
Selon leurs déclarations recueillies par les juges d’instruction en juin, ils auraient été approchés pour réaliser le cambriolage par une personne qui aurait organisé l’opération et envisagé la revente des pièces volées.
Un scénario minutieusement préparé
Les enquêteurs soupçonnent une opération préparée à l’avance. Les auteurs présumés auraient utilisé un monte-charge pour accéder à la galerie avant de s’introduire dans les lieux à l’aide d’outils destinés à forcer les vitrines.
Après leur intervention, ils auraient quitté les lieux à scooter, alors que le musée accueillait encore des visiteurs.
Arrêtés environ une semaine après les faits, les deux hommes ont été mis en examen pour vol en bande organisée et placés en détention provisoire.
Des récits partiellement confirmés
Lors de leurs auditions, Abdoulaye N. et Ghelamallah A. ont donné des détails sur leur implication présumée. Certains éléments de leurs récits correspondraient aux constatations réalisées par les enquêteurs, tandis que d’autres aspects restent à vérifier.
Après leur arrestation, les deux suspects avaient livré des déclarations limitées lors de leur garde à vue avant de garder le silence pendant plusieurs mois devant les magistrats chargés du dossier.
Ces nouvelles auditions pourraient permettre aux enquêteurs de mieux comprendre le rôle exact de chacun et d’identifier d’éventuels autres protagonistes, notamment le ou les commanditaires soupçonnés d’avoir organisé le vol.
Une enquête toujours en cours
Le dossier reste entre les mains de la justice française. Les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités de chaque personne impliquée et de retrouver les bijoux disparus.
Le cambriolage de la galerie d’Apollon constitue l’un des vols les plus spectaculaires ayant visé le Louvre ces dernières années, en raison de la valeur historique et patrimoniale des pièces dérobées.

