Les célébrations de la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions ont été entachées par de graves incidents dans plusieurs villes de France, où les autorités ont procédé à près de 890 arrestations au cours de la nuit de samedi à dimanche.
Des milliers de supporters étaient descendus dans les rues de Paris pour célébrer le sacre européen du club de la capitale, remporté en finale face à Arsenal à Budapest. Mais les festivités ont rapidement dégénéré dans plusieurs secteurs, notamment sur les Champs-Élysées et aux abords de la capitale.
Selon le ministère de l’Intérieur, des affrontements ont éclaté entre groupes de personnes et forces de l’ordre, mobilisant un important dispositif sécuritaire composé d’environ 22 000 policiers et gendarmes à travers le pays. Les autorités font état de 57 membres des forces de sécurité blessés et de 219 blessés parmi les participants, dont plusieurs grièvement atteints.
À Paris, un jeune homme a également perdu la vie dans un accident de motocross sur le périphérique, après avoir percuté de plein fouet des blocs de béton à la sortie d’une bretelle. Un autre individu a été grièvement blessé lors d’une attaque au couteau dans le cadre d’un vol présumé.
Les violences ont touché environ 71 communes, avec des cas de pillages et de vols signalés dans une quinzaine de villes. À Paris, un véhicule a même été incendié près de la zone de célébration.
Ces incidents interviennent dans un contexte de forte tension déjà observé lors de précédentes victoires du PSG en compétition européenne, les autorités ayant renforcé les dispositifs de sécurité par crainte de nouveaux débordements.
Malgré ces événements, les joueurs du PSG ont été célébrés lors d’une parade officielle sur le Champs-de-Mars, au pied de la tour Eiffel, avant d’être reçus à l’Élysée par le président français Emmanuel Macron.
Le ministre de l’Intérieur a dénoncé des violences « inacceptables » et promis une réponse ferme des forces de l’ordre lors des prochains rassemblements, tandis que certains responsables politiques appellent à repenser l’organisation des célébrations publiques face à la récurrence des débordements.

