Les États-Unis affirment avoir mené une « vague de frappes lourdes » contre des dizaines de cibles liées aux Gardiens de la révolution iraniens (IRGC), en représailles à une tentative d’attaque aux missiles balistiques contre des forces américaines en Jordanie et dans le détroit d’Ormuz. Téhéran affirme que ces frappes ont fait plusieurs victimes civiles, dont un enfant de deux ans.
Le commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom) a annoncé avoir achevé une importante opération aérienne contre l’Iran, présentée comme une réponse aux attaques iraniennes contre des intérêts américains.
Selon Centcom, « des dizaines » de sites appartenant aux Gardiens de la révolution islamique ont été visés. Les frappes auraient ciblé notamment des centres de commandement militaires, des installations liées aux missiles et aux drones, des sites de surveillance côtière ainsi que des capacités navales.
Les États-Unis affirment que les missiles iraniens lancés mardi contre une base américaine en Jordanie ont tous été interceptés.
Téhéran fait état de victimes civiles
Les médias d’État iraniens ont rapporté que les frappes américaines avaient touché plusieurs régions du sud et de l’ouest du pays. Sur l’île de Qeshm, dans le golfe Persique, trois personnes auraient été tuées, dont un enfant de deux ans, selon l’agence Fars citant les autorités sanitaires locales.
Un quartier résidentiel de l’île aurait été touché, faisant plusieurs victimes au sein d’une même famille.
D’autres installations situées à Qeshm et Abadan, deux zones importantes pour l’industrie pétrolière iranienne, auraient également été visées.
Une escalade après plusieurs mois de conflit
Cette nouvelle flambée de violence intervient après une période d’accalmie relative entre Washington et Téhéran. Les deux camps avaient suspendu leurs opérations militaires alors que des discussions diplomatiques semblaient reprendre.
Le président américain Donald Trump avait qualifié ces échanges de « négociations très amicales », tandis que l’Iran niait l’existence de discussions directes.
Après l’attaque iranienne contre une base américaine en Jordanie, Donald Trump avait annoncé une riposte sévère, affirmant que les États-Unis allaient « frapper très fort ».
Extension du conflit dans la région
La semaine dernière, les États-Unis avaient également mené, avec le soutien de l’Arabie saoudite, des frappes contre des groupes alliés à l’Iran en Irak. Washington affirme avoir ciblé des sites logistiques et militaires en réponse à plus de 30 attaques de drones attribuées à des groupes soutenus par les Gardiens de la révolution.
Les Forces de mobilisation populaire irakiennes (PMF), composées en grande partie de milices chiites proches de Téhéran, ont affirmé qu’au moins 20 de leurs membres avaient été tués dans ces frappes.
Les autorités irakiennes ont condamné ces opérations, dénonçant une atteinte à leur souveraineté. Donald Trump a toutefois assuré que les frappes avaient été coordonnées avec le gouvernement irakien.
Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions
Parallèlement, les tensions se sont intensifiées dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce mondial du pétrole. L’Iran affirme avoir frappé trois navires-citernes après leur refus de suivre des avertissements émis par ses forces navales.
Cette nouvelle phase de confrontation intervient alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, relancé depuis plusieurs mois, ne montre aucun signe d’apaisement durable.

