Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran ont provoqué, ce samedi 28 février, une onde de choc immédiate dans le secteur aérien international. Face à la dégradation rapide de la situation sécuritaire et à la fermeture de plusieurs espaces aériens, la majorité des grandes compagnies ont suspendu ou annulé leurs liaisons vers de nombreuses destinations du Moyen-Orient.
Annulations en série chez les grandes compagnies européennes
La compagnie nationale française Air France a annoncé l’annulation de ses vols à destination de Tel-Aviv et Beyrouth ce samedi, invoquant « la situation sécuritaire à destination ». Dans la foulée, la compagnie a étendu ces mesures à Dubaï et Riyad pour la journée de samedi, ainsi qu’à Tel-Aviv pour dimanche.
Le groupe allemand Lufthansa a pour sa part suspendu ses liaisons vers Tel-Aviv, Beyrouth, Amman, Erbil et Téhéran jusqu’au 7 mars. Les vols vers Dubaï et Abu Dhabi sont également interrompus jusqu’à dimanche. Dans un communiqué, le transporteur évoque « la situation actuelle au Moyen-Orient » pour justifier ces décisions.
Sa filiale Swiss International Airlines a annoncé la suspension de ses vols vers Tel-Aviv jusqu’au 7 mars. Les liaisons entre Zurich et Dubaï prévues samedi et dimanche ont également été annulées, en raison de la fermeture de plusieurs espaces aériens.
Compagnies britanniques et scandinaves également concernées
La compagnie britannique British Airways suspend ses vols vers Tel-Aviv et Bahreïn jusqu’au 3 mars inclus. De son côté, la compagnie norvégienne Norwegian Air Shuttle a interrompu ses liaisons vers et depuis Dubaï jusqu’au 4 mars inclus.
Turkish Airlines et Air India coupent leurs liaisons
Particulièrement exposée en raison de son réseau dense dans la région, Turkish Airlines a suspendu ses vols vers dix pays du Moyen-Orient. Les dessertes vers le Liban, la Syrie, l’Irak, l’Iran et la Jordanie sont annulées jusqu’au 2 mars. Les vols à destination du Qatar, du Koweït, de Bahreïn, des Émirats arabes unis et d’Oman ont été suspendus pour la journée.
La compagnie indienne Air India a annoncé la suspension de « tous » ses vols vers l’ensemble des destinations du Moyen-Orient. La Russie a également interrompu ses liaisons vers l’Iran et Israël « jusqu’à nouvel ordre ».
Espaces aériens fermés et incertitude persistante
Plusieurs pays ont fermé totalement ou partiellement leur espace aérien, notamment le Qatar, l’Irak, le Koweït, Bahreïn et les Émirats arabes unis. En Israël, le ministère des Transports a annoncé la fermeture de l’espace aérien aux vols civils et appelé les voyageurs à ne pas se rendre dans les aéroports jusqu’à nouvel ordre. L’espace aérien est également fermé en Iran et en Irak.
Les Émirats arabes unis (UAE) ont annoncé, ce samedi 28 février, la fermeture temporaire et partielle de leur espace aérien, à la suite des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Cette décision, qualifiée de « mesure de précaution exceptionnelle », vise à garantir la sécurité des vols, des équipages et l’intégrité du territoire émirien, dans un contexte de forte escalade régionale.
Selon la General Civil Aviation Authority (GCAA), la décision a été prise après une évaluation complète des risques sécuritaires et opérationnels, en coordination avec les autorités nationales et internationales compétentes. L’Autorité a insisté sur le fait que la sécurité de l’espace aérien et la protection de la souveraineté des Émirats demeurent des priorités absolues.
Vols annulés ou déroutés aux Émirats
La fermeture partielle a immédiatement impacté plusieurs vols au départ et à destination du pays. Les compagnies Flydubai et Air Arabia ont annoncé des annulations et des déroutements.
La GCAA a appelé les passagers à contacter leurs compagnies respectives pour obtenir les dernières informations concernant leurs vols. Elle a précisé que l’hébergement et l’assistance nécessaires seraient assurés en coordination avec les autorités locales. L’Autorité a également exhorté le public à s’informer exclusivement auprès de sources officielles.
Annulations en cascade en Europe
La réaction des transporteurs internationaux ne s’est pas fait attendre. Air France a annulé ses vols vers Tel-Aviv et Beyrouth samedi, avant d’étendre ses suspensions à Dubaï et Riyad pour la journée, ainsi qu’à Tel-Aviv dimanche.
Le groupe Lufthansa a suspendu ses liaisons vers Tel-Aviv, Beyrouth, Amman, Erbil et Téhéran jusqu’au 7 mars, ainsi que ses vols vers Dubaï et Abu Dhabi jusqu’à dimanche. Sa filiale Swiss International Air Lines a également interrompu ses vols vers Tel-Aviv jusqu’au 7 mars et annulé ses rotations entre Zurich et Dubaï.
British Airways a suspendu ses dessertes vers Tel-Aviv et Bahreïn jusqu’au 3 mars inclus, tandis que Norwegian Air Shuttle a interrompu ses vols vers et depuis Dubaï jusqu’au 4 mars.
Turkish Airlines, Air India et la Russie suspendent leurs liaisons
Turkish Airlines, fortement implantée dans la région, a annulé ses vols vers dix pays du Moyen-Orient. Les dessertes vers le Liban, la Syrie, l’Irak, l’Iran et la Jordanie sont suspendues jusqu’au 2 mars. Les vols vers le Qatar, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et Oman ont été interrompus pour la journée.
La compagnie nationale Air India a suspendu « tous » ses vols vers le Moyen-Orient. Moscou a également annoncé l’interruption des liaisons de ses transporteurs vers l’Iran et Israël « jusqu’à nouvel ordre ».
Fermetures d’espaces aériens dans toute la région
La fermeture partielle de l’espace aérien émirien s’inscrit dans un mouvement plus large. Israël a interdit les vols civils et appelé la population à ne pas se rendre dans les aéroports. L’Iran et l’Irak ont également fermé leur espace aérien. Le Koweït a suspendu ses vols vers l’Iran, Oman Air a interrompu ses liaisons avec Bagdad, tandis que plusieurs routes alternatives ont été mises en place pour desservir les pays du Golfe, entraînant un allongement significatif des temps de vol.
Cette nouvelle escalade militaire – Israël évoquant une frappe préventive visant des infrastructures militaires iraniennes – plonge le secteur aérien régional dans une situation d’incertitude aiguë. Les autorités et les compagnies continuent de surveiller étroitement l’évolution sécuritaire, alors que des milliers de passagers restent affectés par ces perturbations sans précédent.

