Face à ses partisans réunis à la place taxi à Flacq, l’ancien Premier ministre Pravind Jugnauth est revenu sur son passage devant la Financial Crime Commission (FCC).
Il souligne n’avoir jamais gardé son droit au silence face aux enquêteurs de la FCC et assure être disposé à collaborer, mais demande que certains points soient clarifiés. Il réclame un interrogatoire « indépendant et impartial ».
« Mo pou repon tou kestyon, mais mo finn demande ki certains point éclairci », a-t-il déclaré.
Il a également critiqué la nature de certaines questions qui lui auraient été posées lors de son interrogatoire. Pravind Jugnauth estime que plusieurs éléments reposeraient sur des « hearsay evidence » et affirme que certaines interrogations ne disposeraient pas, selon lui, d’une base légale.
Par ailleurs, il a dénoncé ce qu’il qualifie d’utilisation des institutions à des fins politiques.
« Pe servi certain dimoun dan CCID kuma zoutil politik pou fer persecution », a-t-il lancé.
Il a notamment évoqué le dossier concernant le fils de l’ancien gouverneur de la Banque de Maurice, estimant qu’aucune suite n’aurait été donnée jusqu’ici. Il est aussi revenu sur l’affaire liée à Mamy Ravatomanga, affirmant que certaines personnes disposant, selon lui, d’informations importantes n’auraient pas été interrogées.
L’ancien Premier ministre a notamment cité le nom d’un haut cadre du Prime Minister’s Office qui, selon lui, aurait dû être questionné sur l’autorisation accordée pour l’atterrissage de l’avion transportant l’homme d’affaires malgache.
Pravind Jugnauth a réaffirmé que la philosophie du MSM repose, selon lui, sur le travail, le respect des engagements pris et une croissance économique bénéficiant à l’ensemble de la population.
« Bizin fer grossi le gâteau national, avec une part pour les entrepreneurs, mais aussi une répartition équitable pour la classe travailleuse », a-t-il déclaré.
Il a appelé ses partisans à rester mobilisés et a annoncé une campagne de proximité à travers le pays.
« Nous irons dans chaque coin du pays pour dire au peuple que nous sommes prêts à redresser Maurice », a-t-il affirmé.

